Emerson a été rémunéré par Coloplast pour avoir fourni ce témoignage. Puisque la situation de chaque personne est unique, il se peut que votre expérience soit différente.
Mon nom est Emerson Corduff. J’ai 23 ans.
La plupart des gens me connaissent comme un adepte du longboard de descente, mais mon histoire ne s’arrête pas là. Elle raconte comment j’ai compris qu’on n’a pas besoin de changer qui on est, même quand tout le reste change.
Là où tout a commence
J’avais 13 ans quand j’ai embarqué sur une planche à roulettes pour la première fois. Mon ami et moi avons acheté une planche Penny, et nous avons commencé à descendre une colline près de chez nous dans la vallée de l’Okanagan. Des leçons gratuites étaient offertes pour apprendre à freiner, et j’ai décidé de les suivre. C’est là que j’ai rencontré Jayden, un gars qui a passé des heures avec moi cet été-là à m’apprendre à glisser, à prendre les virages, à vraiment rouler.
Ce que j’aimais le plus de notre petite communauté de longboard, ce n’était pas seulement le sport, mais aussi les gens. Dans notre communauté, tout le monde était accessible.
Les meilleurs planchistes vous donnaient des conseils, vous apprenaient des techniques et célébraient avec vous quand vous descendiez un parcours sans tomber. C’était un groupe tissé serré, sincère et solidaire. Au cours des dix dernières années, j’ai fait partie de quelque chose qui a profondément influencé ma personnalité.

Le jour où tout a change
J’avais 21 ans au moment de l’accident. J’ai occupé un poste d’apprenti mécanicien dans une station de ski, aspirant à une carrière qui me permettrait de continuer à vivre ma passion pour l’aventure en plein air. Puis, un jour, j’ai été pris dans un véhicule qui a été renversé en raison d’une défaillance mécanique.
J’étais conscient tout au long de l’incident. L’entraînement pour les sports extrêmes et mes nombreuses années à rester calme sous la pression ont pris le dessus. Je me souviens avoir parlé à du monde, coordonnant mon propre sauvetage pendant que j’étais immobilisé. J’ai été transporté par hélicoptère à l’hôpital. Après deux semaines, j’ai passé environ cinq mois en réadaptation. La blessure m’a rendu paralysé de la taille aux pieds.
Tout ce que j’avais imaginé concernant mon avenir m’apparaissait tout à coup impossible.

La communauté à mes côtés
Ce qu’il y a de plus beau dans une vraie communauté, c’est que les gens ne vous abandonnent pas quand les choses tournent mal. Ils sont là.
À mon réveil à l’hôpital, toute ma communauté de planchistes était là. Un groupe d’environ 25 personnes est venu de l’Okanagan jusqu’à Vancouver juste pour me voir et passer du temps avec moi. Ils voulaient me faire comprendre que je n’étais pas seul. Les premiers arrivés ont veillé à ce que mon père, Nigel, ait une place de stationnement et une tasse de thé qui l’attendent à l’hôpital. Ils se sont occupés de lui. Ils lui ont trouvé un endroit où dormir et se sont assurés qu’il ne soit pas seul.
J’ai eu tellement de visites pendant mon séjour et ils continuaient de venir me voir. Certains ont parcouru sept heures en voiture depuis Calgary un vendredi soir juste pour venir jouer à Donjons et Dragons avec moi toute la nuit et sont revenus le lendemain. Ce genre de soutien voulait tout dire pour moi.

Faire face à l’inconnu
Pendant mon séjour à l’hôpital et en réadaptation, j’avais de nombreuses inquiétudes. La plus grande question était simple, mais accablante : à quoi va ressembler ma vie maintenant? J’adore les sports extrêmes. J’adore explorer, m’amuser et repousser mes limites. Comment ferai-je tout ça en fauteuil roulant?
Ma communauté m’a fourni une chose très précieuse à ce moment-là : de l’espoir et des perspectives. Certaines personnes autour de moi connaissaient les sports adaptés et m’ont parlé des nouveautés en matière d’adaptations pour la descente en longboard.
J’avais la possibilité de faire les choses que j’aimais vraiment, mais d’une autre manière.
Apprendre le cathétérisme : Trouver ce qui fonctionne pour moi
Au centre de réadaptation GF Strong Rehabilitation Centre à Vancouver, j’ai dû apprendre beaucoup de nouvelles choses sur la gestion de mon corps. La chose la plus importante à laquelle j’ai dû m’adapter est le cathétérisme. Je passais de l’hôpital à la réadaptation et je devais trouver les produits qui me conviendraient.
Le personnel infirmier et les médecins de l’hôpital recommandaient certains produits, sans vraiment tenir compte de mes besoins spécifiques. Certains cathéters étaient trop grands, d’autres trop petits, et d’autres trop souples.
Le moment décisif fut lors de mon échange avec l’infirmière responsable de la gestion des produits pour cathétérisme. Quand j’utilisais le mauvais cathéter, la douleur était intense.
Après lui avoir expliqué ce qui ne fonctionnait pas, elle m’a suggéré un autre cathéter qui a tout changé pour moi. J’adore la façon dont l’emballage du cathéter est conçu pour pouvoir l’utiliser d’une main tout en gardant tout stérile. Je peux l’ouvrir comme un burrito, et le cathéter repose dans son propre petit contenant. Aujourd’hui, le cathétérisme fait simplement partie de ma routine quotidienne.
La liberté que m’a procurée le bon cathéter est incroyable! Je peux être dehors, être actif et vivre ma vie sans m’inquiéter constamment d’avoir accès aux toilettes.

Revenir sur la planche
Un peu moins d’un an après ma blessure, je suis remonté sur une planche à roulettes. Mon ami, Jody, m’a surpris au Sullivan Challenge à Kimberley, qui était ma course préférée avant l’accident.
Il avait construit un prototype de planche de croisière avec un siège avec lequel je pourrais rouler. J’étais tellement excité que je me suis retrouvé sur le prototype de planche avant même que mon père ne descende de la voiture.
Deux mois plus tard, en septembre 2024, j’ai participé à une compétition de descente en longboard à Mary Hill dans l’État de Washington. Je suis arrivé prêt à compétitionner. J’ai fait huit courses et dépassé des gars qui ne s’attendaient pas à être dépassés par quelqu’un en équipement adapté!
C’était incroyable de revenir faire ce que j’aime, et de montrer aux gens qu’une blessure ne signifie pas forcément la fin de votre vie sportive.
Ce que j’ai appris
Depuis ma blessure, je n’ai pas eu une seule infection urinaire, ce qui est étonnant, puisque ces problèmes sont si fréquents chez les personnes qui utilisent des cathéters.
Je pense que c’est parce que j’ai fait mes recherches et trouvé le produit qui convient parfaitement à mon corps.
Si je pouvais dire à quelqu’un d’autre qui traverse ce genre de changement, je dirais de faire vos propres recherches, d’essayer beaucoup de produits, et de trouver votre propre voie si ce que les gens recommandent ne fonctionne pas pour vous. Et surtout, ne laissez pas une blessure définir la personne que vous êtes.
Trouver le bon cathéter m’a permis de continuer à faire ce que j’aime, comme avant ma blessure. Je peux me concentrer sur ce qui compte pour moi : être dehors, être actif, être avec ma communauté, et être un adepte du longboard de descente.
J’ai 23 ans, ma vie est différente, mais je suis toujours en quête d’aventures!